Comme tout autre secteur d’activité, la mode vestimentaire doit respecter des codes, d’élégance notamment, mais pas seulement. La déontologie en fait partie intégrante.

Je travaille actuellement sur la nouvelle collection de « Sidi Tailoring » qui sortira en débutd’année prochaine (mais j’en reparlerai à travers un article dédié). Durant cette phase de création, je passe beaucoup de temps à regarder, à imaginer, à transformer différents types d’éléments de mon environnement (Les tendances, la nature, la ville, certaines émotions… Difficile de mettre des mots sur ceux qui nous inspirent).

La déontologie sous plusieurs anglesDurant ces moments, très personnels et très introspectifs, je me rends compte que dans le développement de ma réflexion, il m’est arrivé d’oublier, parfois, quelque chose d’essentiel : l’éthique. Je m’explique, je viens de ces années 70 / 80 (#nostalgie). Et à l’époque, certains codes n’existaient pas. On parle beaucoup de nos jours de « Green Attitude », de « développement durable » ou encore de « démarche solidaire ». Et c’est vrai, il est important, aujourd’hui, de porter notre attention sur ces procédés pour le bien de tous et pour celui de notre planète.

Pour ma génération, ce sont des nouveaux codes à intégrer dans nos modes de fabrication, mais avant cela, il faut les apprendre et surtout les comprendre. Pas toujours facile pour un vieux de la vieille. Mais c’est un travail extrêmement gratifiant de pouvoir se dire que sa chaîne de production (dès la matière première) respecte des règles déontologiques qui profite, non pas seulement à la qualité de mes produits et donc à ma marque, mais aussi à tous les autres acteurs, fournisseurs ou encore acheteurs qui constituent le marché.

Simplement, pour interpeller les possibles réfractaires, je voudrais donner quelques chiffres qui me semblent éloquents :
-Le textile est la deuxième industrie la plus polluante dans le monde,
-consommant 25 % des produits chimiques élaborés chaque année dans le monde,
-émettant 10 % du total des gaz à effets de serre (source : le monde).

Conscient de cela, et désireux de faire bouger les choses, je milite pour une production responsable. Et j’invite tous les acteurs du secteur à mettre en place des process de qualité afin d’obtenir avec certitude un produit respectant les normes de l’un des nombreux labels du textile.

Ensemble, nous pouvons faire bouger les choses.

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